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Transparency Trumps Notaries’ Professional Secrecy in Cases of Capacity and Undue Influence

Transparency Trumps Notaries’ Professional Secrecy in Cases of Capacity and Undue Influence

In the recent case of Tanzer c. Spector, 2017 QCCA 1090, the Quebec Court of Appeal was called upon to decide whether, in the context of a will contestation based on lack of capacity and undue influence, it could lift the professional secrecy of a notary who was consulted by the testator about modifying his will, but who ultimately was not the notary that prepared the final will in question. The Court determined that in this context, transparency and the search for the truth outweighed the protections normally afforded to the professional secrecy of notaries.

The facts of the case were as follows. Tanzer (the “Deceased”) passed away in September of 2014. Prior to his passing, he prepared a will in April 3013 that was executed before Notary Dolman which designated his wife, the Respondent, as a legatee by particular title (the “April Will”). The Deceased then prepared a subsequent will in October 2013 that was executed before Notary Alain which removed the Respondent as an heir and designated his children from a previous marriage, the Appellants, as the sole heirs and liquidators of his Estate (the “October Will”). The Respondent then challenged the October Will on the basis that the Deceased lacked testamentary capacity and was unduly influenced by at least one of his children.

In the course of the proceedings, the Respondent argued that before he executed the October Will, the Deceased had consulted with Notary Malus in July of 2013 in order to draw up a new will but that Notary Malus had ultimately refused to do so. The Respondent therefore sought to examine Notary Malus out of court regarding the circumstances of his consultation with the Deceased and the reasons why he refused to prepare a new will, which examination was eventually allowed by the Superior Court. The Appellants then made several objections in anticipation of this examination on the basis of professional secrecy; however, the Superior Court dismissed these objections and authorized Notary Malus to answer.[1] The Appellants then appealed this decision to the Quebec Court of Appeal.

In the reasons of its judgment, the Quebec Court of Appeal provided a comprehensive survey of the scope of the professional secrecy that attaches to a notary. Specifically, the Court outlined the following:

[33] Le droit au secret professionnel est, en droit civil, un droit personnel et extrapatrimonial.[2] Lorsque d’autres personnes sont impliquées dans la relation entre le notaire et son client, comme c’est d’ailleurs le cas en l’espèce, l’auteur Michel Jetté précise que les communications demeurent alors secrètes vis-à-vis des tiers, mais perdent leur caractère confidentiel pour ceux qui ont assisté ou ont participé aux échanges avec le notaire.

[…]

[36] Après le décès du testateur, son testament cesse d’être un document secret et sa communication en justice pourra être exigée s’il constitue un document pertinent au litige.[3] Quant aux communications client-notaire relatives à la rédaction d’un testament, les tribunaux québécois, essentiellement la Cour supérieure[4], ont importé avec raison dans notre droit civil la règle de common law consacrée dans l’arrêt Geffen[5] de la Cour suprême, selon laquelle il est permis de lever le secret professionnel pour permettre au notaire instrumentant (l’avocat, en common law) de témoigner sur la teneur des volontés du testateur. La doctrine confirme également l’application de cette règle en droit québécois.[6]

[…]

[39] Il est donc acquis que l’exception au secret professionnel en matière testamentaire s’applique au notaire instrumentant, mais s’applique-t-elle au notaire consulté pour la rédaction d’un testament qui, pour une raison ou une autre, n’a pas complété ses travaux? La réponse est la même. Le notaire ne peut s’autoriser de lui‑même à divulguer à quiconque lui en fait la demande les renseignements protégés par le secret professionnel. Les principes énoncés dans Geffen, précité, s’appliquent tout autant, en faisant les adaptations nécessaires, au notaire ayant instrumenté un acte antérieur au testament ou au notaire consulté professionnellement qui n’a pas eu à rédiger d’acte. En somme, la divulgation d’un renseignement confidentiel confié au notaire consulté par une personne aujourd’hui décédée et qui était, par ailleurs, protégé par le secret professionnel ne peut être autorisée par le tribunal que s’il est démontré qu’il en va de l’intérêt de la justice.[7] Le principe veut qu’on « ne doit y porter atteinte que dans la mesure où cela est absolument nécessaire, étant donné que le secret professionnel doit demeurer aussi absolu que possible ».[8]

[…]

[44] Cela dit, qu’englobe généralement le renseignement confidentiel protégé par le secret professionnel du notaire? Le secret professionnel auquel est tenu le notaire vise toute communication de nature confidentielle entre le client et son conseiller juridique, qu’il s’agisse d’un renseignement transmis par le client au professionnel ou d’une opinion ou d’un conseil donné par le professionnel à son client.[9]

[45] Inversement, il sera permis au notaire instrumentant de témoigner sur tous les faits qu’il a pu constater lui-même dans le cours des démarches qui ont conduit à la rédaction d’un testament ou à la signature de celui-ci, y compris à propos de ceux qu’il a constatés lors de rencontres avec le testateur, en présence ou non de tiers.[10]

[46] Lorsque la captation ou l’influence indue à laquelle le testateur aurait été soumis est alléguée au soutien de la demande d’interrogatoire, l’allégation doit cependant paraître sérieuse aux yeux du tribunal qui autorise l’interrogatoire du notaire ou la production d’une déclaration faite sous serment par ce dernier. Il ne doit pas s’agir d’une recherche à l’aveuglette et, chaque fois, la divulgation doit être circonscrite à ce qui est nécessaire à l’objet du débat. […]

As such, the Court of Appeal reaffirmed the recognized exception that in matters where lack of capacity and undue influence were invoked by a party, the notary who prepared the contested will can be relieved of his/her professional secrecy regarding his/her communications with the testator in question.

The Court of Appeal went on to confirm that this exception also extends to a notary that is consulted for the purpose of preparing a will but who does not finally prepare the contested will. In such circumstances, the Court of Appeal affirmed that the professional secrecy of the notary could be lifted where it is shown that it is in the interests of justice to do so.

In the present case, the Court of Appeal stated that it was in the interests of justice to lift the professional secrecy of Notary Malus since the discussions that he had with the Deceased in July of 2013 were contemporaneous to the signature of the October Will and the allegations of undue influence raised by the Respondent were serious and therefore Notary Malus’ testimony could be determinative to the outcome of the case. According to the Court of Appeal, “la transparence est ici de mise, surtout que l’objet de la quête de renseignements est fondé sur la captation ou l’influence indue à laquelle le de cujus aurait été soumis. Il est primordial d’y voir clair. Il y va de l’intérêt au premier rang du de cujus, mais aussi de sa veuve et des enfants de ce dernier.”[11]

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[1] See Spector c. Tanzer (Estate of), 2016 QCCS 3623.  It is important to note that Notary Malus passed away during the course of these proceedings but had prepared an affidavit in August 2016 at the request of the Respondent which purportedly answered the questions that addressed the circumstances of his consultation with the Deceased and the reasons why he refused to prepare a new will.  The affidavit was filed under seal into the Superior Court record.

[2] Métropolitaine, compagnie d’assurance-vie c. Frenette, supra, note 10 : il s’agissait dans ce cas du secret médical et la Cour suprême ayant renversé la décision de la Cour d’appel ne s’est pas prononcée sur cette question.

[3] Léo Ducharme et Charles-Maxime Panaccio, L’administration de la preuve, 4e éd., Montréal, Wilson & Lafleur, 2010, paragr. 393, citant en exemple le cas dans Nadeau c. Nadeau-Thibodeau, 2003 CanLII 74910 (QC CA) où le décès d’une partie à un litige a donné lieu à une reprise d’instance par ses héritiers.

[4] Beauchamp c. Berthold-Beauchamp, 2006 QCCS 5746, paragr. 12-18; Casaubon (Succession de), 2010 QCCS 6740, paragr. 7; Beaulieu (Succession de) c. Beaulieu, supra, note 18, paragr. 15-16; Gatti c. Barbosa Rodrigues, 2011 QCCS 4771, paragr. 43, demande pour permission d’appeler rejetée, Gatti c. Barbosa Rodrigues, 2011 QCCA 1786; Langlois c. Jolicoeur, 2012 QCCS 6031, paragr. 62; Pelletier c. SSQ, société d’assurance-vie inc., 2013 QCCS 4409, paragr. 12; Corbin c. St‑Pierre, 2014 QCCS 2819, paragr. 80-81. Voir aussi : R. c. Alix, 2005 CanLII 48242 (QC CS), paragr. 20-27; Le Directeur des poursuites criminelles et pénales c. Shérif du district de Bedford, 2017 QCCS 318, paragr. 21; P.-Y. Marquis, supra, note 14, p. 197, paragr. 299 : « Il nous paraît normal aussi que le notaire puisse parler dans le cas d’un litige entre les héritiers du défunt. ».

[5] Geffen c. Succession Goodman, [1991] R.C.S. 353.

[6] L. Ducharme et C.-M. Panaccio, supra, note 19, paragr. 393; J.-C. Royer et S. Lavallée, supra, note 14, p. 1147-1148, paragr. 1240.

[7]  Ibid., p. 387.

[8] Canada (Procureur général) c. Chambre des notaires du Québecsupra, note 11, paragr. 28.

[9] Ciarallo c. Ciarallo, J.E. 2004-748 (C.S.), 2004 CanLII 26538, paragr. 9-10; voir aussi supra, note 14.

[10] Brochu c. Trust Prêt et Revenu, 2000 CanLII 19409 (QC CS), paragr. 9, confirmé par Brochu c. Trust prêt et revenu, 2003 CanLII 15356 (QC CA), citant les arrêts Cordeau c. Cordeau, 1984 CanLII 2837 (QC CA) et Trempe c. Dow Chemical of Canada Ltd., SOQUIJ AZ-80011171, J.E. 80-1022, [1980] C.A. 571. Voir également : M. Jetté, supra, note 14, p. 141-142; Ciarallo c. Ciarallo, supra, note 30.

[11] See paragraph 52 of the Court of Appeal judgment.

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